Test de lecture corrigé – Chapitre 4 : "Il était une fois un vieux couple heureux" P24-25
Roman maghrébin contemporain – Mohammed Dine.
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Rappel du passage (chapitre 4)
Dans ce chapitre, Bouchaïb fait un mauvais cauchemar. Ensuite, une conversation avec sa femme ouvre la porte à un retour en arrière : Bouchaïb se souvient d’une période douloureuse, liée au début de la colonisation et à ses conséquences sur les paysans marocains (misère, famine, maladie, exploitation).
Test de lecture (Questions + Corrections)
Qui parle et à qui ?
Correction : Bouchaïb parle avec sa femme.
Que faisaient les deux personnages au moment de leur conversation ?
Correction : Ils prenaient le thé.
De quoi parlait Bouchaïb ?
Correction : Il parlait du passé (des souvenirs).
Par quelle expression est introduit le souvenir ?
Correction : Par l’expression : « cette brusque escapade dans le passé ».
À quoi correspond ce rappel dans l’ordre du récit ?
Correction : C’est un retour en arrière (un flashback).
Relevez l’expression qui montre que ce rappel est douloureux. Quelle figure de style est utilisée ?
Correction : L’expression : « rouvrir certaines plaies » (le souvenir rouvre des blessures).
Figure de style : une métaphore.
Quelle époque est évoquée au début du souvenir ?
Correction : Le début de la colonisation (colonisation française).
Quel terme était employé pour désigner les Marocains ? Quelle connotation a ce mot ?
Correction : Le terme : « indigènes ».
Connotation : péjorative et méprisante (sens négatif).
Quelle différence existait entre les « indigènes » et les Français ? Relevez des oppositions (antithèses).
Correction :
- Chez les Européens : propreté, pas de poux, mieux soignés, mieux nourris.
- Chez les indigènes : misère, maladie, poux partout, mal nourris, mal soignés, entassés.
Quelles étaient les causes de cette situation (selon le passage) ?
- La sécheresse.
- L’exploitation / exportation des céréales vers l’Europe.
- Les paysans n’avaient plus les moyens de cultiver leurs terres, et les colons en ont profité.
Quelles étaient les conséquences de cette situation ?
- Famine des paysans.
- Augmentation de la mortalité.
- Appropriation des terres par les colons.
- Les anciens propriétaires devaient être au service des colons.
- Exode rural (départ vers les villes).
Les paysans avaient-ils un choix ? Expliquez.
Correction : Non. Ils devaient mourir ou servir les nouveaux maîtres (donner leurs terres ou travailler pour les colons).
Dans les phrases avec le pronom « en », que remplace-t-il ?
Correction : le pronom « en » renvoie au colonisateur français / aux colons (dans l’idée de mépris).
⚠️ Remarque : en grammaire, « en » remplace souvent un groupe introduit par de (ex : “parler de…”). Ici, on suit l’explication donnée dans la transcription.
Que veut montrer le narrateur à travers ces expressions sur les colons ?
Correction : Le mépris des colons et leur exploitation abusive du pays colonisé.
Pourquoi le narrateur ne les nomme-t-il pas ?
Correction : Pour exprimer lui aussi son mépris : il refuse de leur donner de la valeur en évitant de citer des noms (il dit seulement “les colons / colonisateurs”).
Par quels moyens le narrateur s’implique-t-il et dévoile-t-il son point de vue ?
- Par la liste des conséquences négatives de la colonisation sur les paysans.
- Par des touches d’humour (ex : “qui n’a pas de poux n’est pas musulman”, ).
- Par l’emploi d’un lexique mélioratif / péjoratif pour opposer les deux communautés.
Quel sentiment éprouve le narrateur envers les colonisés (les Marocains) ?
Correction : De la pitié (compassion) envers les colonisés.
En quoi ce passage a-t-il une valeur ethnographique ?
Correction : Il rappelle des circonstances historiques douloureuses pour le Maroc (causes et conséquences de la colonisation), ce qui montre que l’œuvre est ancrée dans l’histoire du pays.
Conclusion
Le chapitre 4 met en scène un souvenir douloureux de Bouchaïb lié à la colonisation : misère, maladie, famine, exploitation et injustice. Le narrateur critique le colonisateur et montre sa compassion pour les colonisés, ce qui donne au passage une valeur ethnographique.

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