Les personnages dans le roman « Le Père Goriot » de Balzac
Le roman Le Père Goriot d’Honoré de Balzac est une œuvre réaliste qui présente une galerie riche et variée de personnages. Chaque personnage joue un rôle important dans le développement de l’histoire et permet de mieux comprendre la société parisienne du XIXᵉ siècle.
Les pensionnaires de la pension Vauquer
Victorine Taillefer
Victorine Taillefer est une jeune fille qui habite au premier étage de la pension avec Madame Couture. Sa mère est morte depuis quatre ans et son père l’a déshéritée, car il croit qu’elle n’est pas sa fille. Elle est caractérisée par la patience et la résignation. Elle aime Eugène de Rastignac et espère être aimée en retour, mais elle reste impuissante à réaliser ce désir.
Madame Couture
Madame Couture est la veuve d’un commissaire. Elle partage l’appartement du premier étage avec Victorine et la protège comme sa propre fille. Elle a des cheveux blancs fauves, une taille mince et des yeux gris. Elle apparaît comme une femme douce et protectrice.
Vautrin (Jean Collin)
Vautrin, dont le vrai nom est Jean Collin, est aussi surnommé « Trompe-la-Mort ». Âgé d’une quarantaine d’années, il se fait passer pour un ancien commerçant. En réalité, c’est un ancien forçat condamné plusieurs fois et évadé de la prison de Toulon. Il cache un lourd secret et vient habiter à la pension pour se dissimuler de la police. Balzac le décrit comme un sphinx, une créature mystérieuse et presque monstrueuse, comparée souvent à un fauve. Il occupe une chambre au deuxième étage.
Monsieur Poiret
Monsieur Poiret est un ancien employé de la bureaucratie judiciaire. Retraité, il habite au deuxième étage. Il est présenté comme un homme simple, parfois stupide, souvent comparé à un âne ou à un légume sans importance.
Le Père Goriot
Le Père Goriot est le personnage principal du roman. Âgé d’environ 69 ans, il est l’un des plus anciens pensionnaires. Ancien riche marchand de vermicelles, il est devenu pauvre après avoir sacrifié toute sa fortune pour ses deux filles, Anastasie et Delphine. Il les a trop gâtées, mais après leur mariage, elles l’abandonnent. À la fin du roman, il meurt seul et misérable au troisième étage de la pension.
Eugène de Rastignac
Jeune provincial venu à Paris pour faire ses études de droit, Rastignac est ambitieux et rêve de richesse et de réussite sociale. Il fréquente les salons parisiens grâce à sa cousine Madame de Beauséant. Séduisant, élégant et intelligent, il hésite entre Delphine et Victorine. Il refuse la proposition criminelle de Vautrin et choisit finalement le travail comme moyen de réussite.
Mademoiselle Michonneau
Vieille fille dont le passé reste mystérieux, elle aide la police à arrêter Vautrin. Elle épousera plus tard Monsieur Poiret.
Sylvie
Surnommée « la grosse Sylvie », elle est la cuisinière de la pension. Elle vit au grenier.
Christophe
Domestique de la pension, il a un grand cœur. Il prête parfois de l’argent au Père Goriot et aide à financer son enterrement.
Les personnages du monde parisien
Madame de Beauséant
Cousine éloignée de Rastignac, elle le protège et l’introduit dans la haute société parisienne. Elle lui apprend les règles du monde aristocratique.
Anastasie de Restaud
Fille aînée du Père Goriot, mariée au comte de Restaud. Elle entretient une relation avec Maxime de Trailles, ce qui la conduit à la ruine.
Delphine de Nucingen
Fille cadette du Père Goriot, mariée au banquier Nucingen. Elle est frustrée et déçue par son mariage. Elle cherche le plaisir et la reconnaissance sociale.
La duchesse de Carigliano
Femme mondaine qui organise un bal où Rastignac découvre véritablement le monde parisien.
Gondureau
Responsable de la police, il démasque Vautrin et révèle sa véritable identité d’ancien forçat.
Les personnages de la campagne
Les sœurs de Rastignac
Laure et Agathe, âgées de 18 et 17 ans, appartiennent à la petite noblesse pauvre. Elles soutiennent leur frère moralement et financièrement.
La mère de Rastignac
Elle fait de lourds sacrifices pour envoyer de l’argent à son fils afin qu’il réussisse à Paris.
La tante Martillac
Tante de Rastignac, elle représente l’attachement familial.
À travers ces personnages, Balzac dresse un portrait réaliste de la société parisienne : ambition, argent, trahison, amour et sacrifice se mêlent pour faire de Le Père Goriot une œuvre majeure du réalisme français.

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